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LE TARIF DE 1759


Pour les pays étrangers, on payait : 

12, 13, 22 et 48 sols sur les envois originaires :

D'Anvers, Bruxelles et Gand, de la Flandre Autrichienne, du Brabant, de Liège, Huy et Dinant, des Duché de Luxembourg et Comté de Namur.

16, 17, 30 sols et 3 livres 4 sols sur les envois :

De Ruremonde et Gueldre Espagnole, de Maastricht, Aix-la-Chapelle et du Limbourg, de Bâle, Berne, Neufchâtel et de la Suisse.

 20, 21, 38 sols et 4 livres sur les envois de :

D'Angleterre, de Cologne, Julliers, Bonn et Coblence, de Hollande et Zélande, de Madrid, Cadix, Séville, Malaga et autres villes d’Espagne.

 24, 25, 46 sols et 4 livres 16 sols sur les envois :

De Hambourg, Lubeck et autres villes d’Allemagne.

 Les taxes de et pour l’étranger étaient nommément établies avec certaines villes ou provinces dont les échanges étaient particulièrement actifs dans ce domaine, comme ce fut le cas pour Calais, Lille ou Valenciennes.

C’était un moyen d’éviter les exactions. Enfin, un état indiquait les pays pour lesquels la taxe était obligatoire jusqu’à un point déterminé de la frontière, et parfois jusqu’à destination.

Le tarif de 1759 fut maintenu jusqu'en 1790.

Pendant trente ans, la Ferme Générale des Postes fut conduite à ouvrir de nouveaux bureaux de poste et à créer quelques relations "transversales".

En ce qui concerne la taxe à appliquer, pour tous les ports dus, la taxe n'était inscrite au départ, par le bureau expéditeur, que si la lettre était à destination d'un bureau désigné par l'administration comme étant en correspondance avec lui. Ainsi, le bureau de Merville ne taxait que les lettres à destination de Béthune et de Lille. Paris taxait toujours les lettres qui lui arrivaient, qu'elles lui soient destinées ou qu'elles soient "en passe". Si l'application des taxes se faisait correctement à Paris, il n'en était pas de même pour les lettres ne passant pas par Paris et les erreurs de taxe n'étaient pas rares et la Ferme Générale des Postes rencontrait des difficultés dans l'établissement des taxes par les bureaux de province.


     © Copyright Gérard CREPEL - 2000