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LA POSTE DES TOURS ET TAXIS


 

A côté des Postes Royales dirigées par la famille Tassis, il existe des postes communales. Celles-ci, protégées par les échevins et magistrats qui se réservent le droit de les installer, se chargent des correspondances destinées à l’intérieur du pays.  

Lettre d'Arras pour Saint-Omer datée du 15 mars 1589 transportée par messager privé et ne comportant pas d'indication de port.

Au début du XVIIè siècle, des messagers jurés voyagent à travers toutes les Provinces du Nord. Chaque localité importante possède ses messagers assermentés payant impôt. Les postes communales transportent bientôt la majeure partie du courrier pour l’intérieur.

Une rivalité assez marquée ne tarde pas à se dessiner entre les grands Maitres des Postes de la famille des Taxis et les Postes Communales. De plus en plus, les courriers du Prince de Taxis empiètent sur les droits des messagers communaux en transportant également les lettres de l’intérieur pour l’intérieur.  

  

La plupart des correspondances de cette période ne portent d’autres marques postales que les annotations relatives au port à payer ou à la franchise. Les courriers des Tour et Taxis indiquent généralement le port en chiffres romains, au crayon rouge.

Lettre d'Arras du 25 mai 1626 pour Mons transportée par les courriers des Tours et Taxis avec indication du port de 4 patars

A cette rivalité, il convient d’ajouter les messagers clandestins qui vont jusqu’à emprunter les mêmes routes, s’arrêtent aux mêmes relais et usent du cornet avertisseur. Les sanctions sont souvent sévères et les suspects qui “courent la poste” s’exposent à la torture et à la question. Il faut dire qu’en ces temps où se développe la Réforme, la censure existe, les lettres des particuliers ne doivent en aucun cas porter préjudice au souverain, à ses pays et à ses sujets.

Dès 1612, Lamoral de Taxis apporte une importante innovation : il met en place des service de chaises de poste et de diligences. Ces véhicules vont transporter à la fois du courrier, des paquets et des voyageurs

 

Coche de 1680

Il était susceptible de transporter 12 voyageurs. Il était attelé à 6 chevaux conduits par deux postillons.

 


     © Copyright Gérard CREPEL - 2000